Discographie


Quella Fiamma – Arie antiche

2017 – Warner/Erato

Nathalie Stutzmann interprète dans Quella Fiamma, son nouvel album, les airs du recueil Arie Antiche, bien connu des chanteurs. À la manière des érudits du XIXe siècle qui découvrirent et éditèrent cette collection d’oeuvres du passé, Nathalie Stutzmann et ses merveilleux musiciens présentent pour la première fois ces oeuvres dans leur orchestration d’origine. Ils jettent ainsi un éclairage passionnant et énergique sur ces airs de Haendel, Caccini, Porpora et bien d’autres maîtres baroques. Pour compléter ce tableau vocal, ils ont exhumé des pages instrumentales d’époque qui offrent au timbre profond et chaleureux de la chanteuse un écrin sur mesure.

« One has to admire Parisotti’s taste, as well as (not the first time) Stutzmann’s rich, wine-dark voice, noble emotional articulation and, when required, flashing virtuosity. Some of these arias are simply ravishing in her hands, from Scarlatti’s touching vignette of wounded love ‘O cessate di piagarmi’ to Cesti’s ‘Intorno all’idol mio’ (sung with a superb close concentration that has you hanging on every word), and from Caccini’s haunting ‘Amarilli mia bella’ to Durante’s infectiously swinging ‘Danza, danza, fanciulla gentile’. » – Gramophone

« un programme délicieux. (…) Modulant les nuances charnues et minérales de son timbre, notre contralto passe d’une atmosphère à l’autre avec une souplesse stupéfiante. A un extrême, la cantate Quella fiamma de Conti : gravité et dépouillement d’une oeuvre accompagnée par le seul continuo, relief d’un texte sculpté en profondeur, enveloppé dans une ligne noble et vulnérable. A l’autre, Nel cor più non mi sento, bluette boudeuse de Paisiello immortalisée par Beethoven, Paganini, Cabailé, Tebaldi, Bartoli… mais où DiDonato elle-même ne manie pas une ironie aussi tendre et irrésistible. Entre les deux, un Delizie, contenti de Giasone (Cavalli) dont le verbe saillant et le souffle souverain en remontrent aux spécialistes, un Piangero de Handel (Giulio Cesare) qui préfère la présence au pathos, une invitation à la danse (Danza, danza de Durante) aussi fougueuse qu’entêtante. » – Diapason

 

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Händel – Heroes from the shadows

2014 – Warner/Erato

Heroes from the Shadows met en lumière les personnages les plus injustement laissés de côté – d’Arsamene à Zenobia. On découvre ainsi sur ce disque des perles cachées des opéras de Handel: Cornelia dans Giulio Cesare(‘Son nata’ en duo avec le contre-ténor Philippe Jaroussky), le majestueux ‘Pena tiranna’ tiré de Amadigi di Gaula, et le sublime et intime ‘Senti, bell’idol mio’ chanté par Claudio dans Silla.
Nathalie Stutzmann abandonne parfois son rôle vocal pour diriger son ensemble Orfeo 55 dans des musiques instrumentales pleines de charme: des sinfonias tirées de Poro, Partenope, Scipione et Serse.

« (…) it is not just a matter of singing slowly and beautifully: in Arsamene’s aria from Serse, the word ‘cor’ at the end of the B section is barely sounded; Ottone breaks momentarily into speech in his aria from Agrippina; and ‘Pena tiranna’, the plaintive sarabande with pained oboe and bassoon lines for Dardano from Amadigi di Gaula is one of several arias to culminate in a surging climactic final phrase and orchestral play-out. Subtle, considered and truthful touches like this make every aria, be it fast or slow, a memorably shaped event. » – Gramophone

« On y entend, avec émotion et reconnaissance, l’accomplissement d’une artiste hors du commun. Nathalie Stutzmann sert Händel avec autorité, profondeur, humilité, et un esprit pointu (Rosmira de Partenope). Les couleurs extraordinaires de la voix ont bien fructifié, avec un creux, une noirceur qui impressionnent, mais c’est l’imagination du style qui emporte la balance. Ni inertie, ni hystérie. Comme dans cet orchestre ductile et plein, d’une rare économie dramatique. » – Diapason

 

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Bach – Une Cantate imaginaire

2012 – Deutsche Grammophon

Nathalie Stutzmann a imaginé une cantate « idéale » à partir des plus belles pages composées par Jean-Sébastien Bach : des airs chantés bien sûr, mais aussi des pièces instrumentales et même chorales. Airs de bravoure ou de tendresse, de colère, d’amour, de peur ou de désespoir, tous les registres expressifs s’y rencontrent dans la « Cantate imaginaire » de Nathalie Stutzmann. Un bijou d’émotion…

« Stutzmann performs as soloist and director, imbuing these accounts with personality and vision. Her contralto is distinctive — at once voluptuous and androgynous, with an impressively wide range and sure technique (…). Stutzmann really captures the sublime quality of Bach’s sacred music, and the instrumentalists of Orfeo 55 shape the contours and paint the colours of his counterpoint with eloquent grace. The pristine recording throws the details into high relief. » – BBC Music Magazine

« (…) une chanteuse qui sait rendre aux mots de Bach leur poids, leur sang, leur élan (…) une fine musicienne, sans aucun doute, qui porte une merveilleuse vignette du « Petit Livre d’Anna Magdalena Bach », soutenue par un théorbe seulement. » – Diapason

 

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Vivaldi – Prima Donna

2011 – Deutsche Grammophon

Consacré à Antonio Vivaldi, Prima Donna est le premier disque de Nathalie Stutzmann en tant que chanteuse et chef d’orchestre avec Orfeo 55. A l’époque où le public acclamait les castrats, l’anticonformiste Vivaldi, leur préférait le timbre fascinant des contraltos féminins, à qui il a donné une place d’honneur dans ses opéras. Avec Prima Donna, Nathalie Stutzmann illustre brillamment cette originalité historique en réunissant les plus beaux airs, célèbres ou inédits, que Vivaldi composa pour ces chanteuses adorées.

« Stutzmann’s heady mixture of raw energy, high-octane passion and stunning vocal acrobatics works marvellously in this imaginatively planned recital (…). It’s a « tour de force » not only for singing — Stutzmann also shows great prowess as a conductor, inspiring her ensemble Orfeo 55 in vibrant and expressive performances throughout. » – BBC Music Magazine

« La contralto dirige souplement, mais d’une baguette de fer. La symphonie foudroie, d’urgence oppressive, avec une diction précise des nuances dynamiques par tous les pupitres de l’orchestre. La ligne musicale retrouve ses pleins et ses déliés en une interprétation aussi novatrice qu’équilibrée et bouleversante. » – Diapason

 

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